Réponse courte

L'évaluation des risques du DUERP doit déboucher sur des mesures de prévention. Les entreprises de moins de 50 salariés formalisent une liste d'actions ; celles d'au moins 50 salariés établissent un programme annuel de prévention des risques professionnels et d'amélioration des conditions de travail, le PAPRIPACT.

À retenir

  • Relier chaque action à un risque, une unité de travail et une priorité du DUERP.
  • Décrire le résultat attendu, le responsable, les moyens, l'échéance et l'indicateur de réalisation.
  • Adapter le support à l'effectif : liste d'actions ou PAPRIPACT.
  • Réviser le plan lorsque le DUERP est mis à jour et suivre l'avancement pendant l'année.

Le document unique donne une vision des risques ; le plan d'actions organise leur réduction. La valeur du dispositif apparaît lorsque les mesures sont priorisées, financées, attribuées et suivies avec les travailleurs et leurs représentants.

1. Transformer la cotation en décision

La priorité ne dépend pas seulement d'un score. Elle tient compte de la gravité, de l'exposition, de l'effectif concerné, de l'efficacité des mesures existantes, des obligations applicables et des possibilités d'action.

Chaque décision précise si le risque est supprimé, réduit à la source, encadré par une mesure collective, complété par une organisation ou traité par une mesure individuelle lorsque cela est nécessaire.

2. Choisir le bon support selon l'effectif

Dans les entreprises de moins de 50 salariés, les résultats alimentent une liste d'actions de prévention et de protection. À partir de 50 salariés, ils alimentent le PAPRIPACT, qui détaille les mesures, leurs conditions d'exécution, leurs indicateurs, les ressources mobilisables et le calendrier.

Le support peut être relié au DUERP tout en conservant une lecture claire des responsabilités et de l'avancement.

3. Rendre chaque action pilotable

Une action précise le risque visé, l'unité de travail, la mesure, le responsable, les contributeurs, les moyens, la date cible, l'indicateur et la preuve attendue. Les dépendances et validations permettent de distinguer une intention d'une mesure réellement déployée.

Le suivi associe l'état d'avancement, les difficultés, les décisions et le résultat observé après mise en œuvre.

  • Risque et unité de travail
  • Mesure et résultat attendu
  • Responsable et moyens
  • Échéance et indicateur
  • Preuve et réévaluation

4. Synchroniser les mises à jour

Le DUERP est revu au moins chaque année dans les entreprises d'au moins 11 salariés et lors de changements importants ou d'informations nouvelles sur un risque. Les entreprises de moins de 11 salariés restent concernées par les mises à jour liées aux événements.

La mise à jour du DUERP conduit, si nécessaire, à actualiser le PAPRIPACT ou la liste d'actions. Le calendrier de prévention devient ainsi un cycle continu plutôt qu'un exercice annuel isolé.

Questions fréquentes

Les réponses essentielles

Quelle différence entre DUERP et PAPRIPACT ?

Le DUERP consigne l'évaluation des risques. Le PAPRIPACT organise, pour les entreprises d'au moins 50 salariés, les mesures de prévention, leurs ressources, leurs conditions d'exécution et leur calendrier.

Une TPE doit-elle avoir un plan d'actions ?

Oui. Les entreprises de moins de 50 salariés consignent une liste d'actions de prévention et de protection adaptée à leur activité et à leurs risques.

Quand réviser les actions ?

Lors de chaque mise à jour du DUERP si nécessaire, ainsi que pendant les revues de suivi lorsque l'avancement, les moyens ou l'efficacité d'une mesure évoluent.

Sources

Textes et ressources officielles

Sources consultées et vérifiées lors de la mise à jour du 10 août 2026.

  1. INRSDocument unique : ce qu'il faut retenir

    Présentation officielle des obligations de mise à jour, de la liste d'actions et du PAPRIPACT.

  2. LégifranceCode du travail - évaluation des risques et document unique

    Texte de référence sur le DUERP, sa mise à jour, sa conservation et les actions de prévention.